Les stress abiotiques sont une source majeure de pertes

Bon nombre des biostimulants qu’on trouve sur le marché ont pour fonction d’accroître la tolérance des plantes aux stress abiotiques. L’expression «stress abiotiques» est de plus en plus souvent employée. C’est sans doute lié au fait que grâce à la recherche, on comprend de mieux en mieux la physiologie des plantes et, plus particulièrement, comment elles réagissent aux stress qu’elle subissent.

Des stress qui sont de deux types : biotiques et abiotiques. Un stress biotique découle de l’action néfaste d’un être vivant, par exemple un insecte ou un champignon. Un stress abiotique résulte plutôt de conditions environnementales. Il peut s’agir par exemple de températures extrêmes, d’un manque ou d’un excès d’eau, d’une carence du sol en nutriments, de vents très puissants ou d’une salinité excessive du sol.

Bref, on pourrait dire qu’une plante qui subit un stress abiotique est une plante handicapée. Cela se répercute sur sa croissance et son développement, et ultimement sur le rendement et la qualité de la récolte.

Et pas qu’un peu! Dans leur ouvrage intitulé «Plant Abiotic Stress»«, deux chercheurs américains de l’Université Purdue, M. A. Jenks et P.M. Hasegawa, soutiennent que les stress abiotiques constituent le principal facteur limitant les récoltes à l’échelle mondiale.

Ce n’est pas d’hier qu’on est conscient de cet impact. En 1982, J.S. Boyer écrivait dans la revue Science que les conditions environnementales défavorables entraînent des pertes supérieures à 50 % dans les principales cultures. Le chercheur voyait dans le manque d’eau le stress abiotique le plus important à l’échelle mondiale. En 2000, E.A. Bray a peint un tableau tout aussi sombre dans la revue Biochemistry and Molecular Biology of Plants en évaluant entre 51 et 82% les pertes de rendement des cultures annuelles attribuables aux stress abiotiques.

On ne peut éliminer tous les stress abiotiques, sauf peut-être en milieu contrôlé comme une serre. Mais les recherches récentes ont révélé qu’il est possible d’aider la plante à les supporter. C’est ici que les biostimulants entrent en scène.

 

 
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