Vers un cadre réglementaire

Au Canada comme dans les autres pays, une législation encadre la mise sur le marché de nouveaux intrants comme un cultivar ou un pesticide. Pour pouvoir commercialiser un nouvel herbicide, par exemple, son fabricant doit d’abord obtenir une homologation gouvernementale. Et pour avoir celle-ci il doit prouver, en s’appuyant sur des données scientifiques, que son produit est sans risques pour les utilisateurs et pour l’environnement.

Les biostimulants ne font pas encore l’objet d’une telle réglementation, mais celle-ci se prépare tant en Amérique du Nord qu’en Europe. Et son importance ne doit pas être sous-estimée.

«Un élément qui sera déterminant dans l’évolution du secteur des biostimulants au cours des prochaines années, c’est la réglementation que les différents pays adopteront à l’égard de cette classe de produits, considère Pierre Migner, directeur général d’Axter Agroscience. C’est une classe encore jeune quand on la compare à d’autres classes d’intrants comme les pesticides et les fertilisants.»

«Élaborer une réglementation constitue un défi réel, poursuit-il. Voici un exemple qui en témoigne. Certains croient que les biostimulants devraient être traités comme les hormones de croissance, lesquelles sont elles-mêmes traitées comme des pesticides. Par certains aspects, l’idée a du sens, mais par d’autres, pas du tout, car contrairement aux pesticides, les biostimulants ne détruisent rien : ni insecte, ni mauvaise herbe, ni champignon. Ils servent plutôt à accroître la vigueur de la plante en renforçant sa capacité à capter et utiliser les nutriments.»

 
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